CONFESSION DE FOI
(Église Protestante Évangélique Action Biblique – Le Creusot – juin 2026)
Première partie : Doctrine
- Le Vrai Dieu
Nous croyons en un seul Dieu vivant et vrai, éternel et infini, Créateur et Souverain de toutes choses. Il est immuable, tout-puissant, omniscient, parfaitement sage, saint, juste et bon. Unique en essence, Il existe de toute éternité en trois personnes (individualités) distinctes et inséparables : le Père, le Fils et le Saint-Esprit, unis dans un lien d’amour parfait. Dieu, dans la plénitude de sa sainteté, de sa justice et de sa bonté, est la source, le centre et la finalité de toute existence. À Lui seul appartiennent, au suprême degré, l’obéissance, la reconnaissance, l’amour et la louange.
- Jésus-Christ, Vrai Dieu et Vrai Homme, Éternel Sauveur
Nous croyons que Jésus-Christ est le Verbe éternel fait chair, à la fois vrai Dieu et vrai homme, unique médiateur entre Dieu et les hommes. Conçu du Saint-Esprit et né de Marie étant vierge, Il a vécu sans péché, menant une vie parfaite d’obéissance au Père. Mort volontairement sur la Croix, Il a accompli la justice divine et porté nos péchés. Ressuscité et glorifié, Il règne éternellement et intercède pour les siens. En Lui se trouvent la source et l’accomplissement de toute vie, gloire, amour et louange.
- Le Saint-Esprit
Nous croyons que le Saint-Esprit est pleinement Dieu, inséparablement uni au Père et au Fils. Il agit en appliquant au cœur les vérités de l’Écriture, avec laquelle Il ne saurait être en désaccord. Il engendre la Vie nouvelle, produit le fruit de l’Esprit, fortifie le croyant et le conduit dans la vérité, la persévérance et la sainteté.
Nous croyons que le Saint-Esprit est donné à tout enfant de Dieu comme marque et gage de l’héritage éternel promis par Dieu. Il révèle et communique les richesses du Christ, inspire la prière et les œuvres chrétiennes, distribue les dons et les ministères selon sa volonté, et rend possible la communion vivante avec Dieu et entre les frères.
Nous croyons qu’à la lumière du Nouveau Testament, la prière s’adresse au Père, au nom du Fils, dans la puissance du Saint-Esprit. L’Esprit n’est pas l’objet de la prière, mais Celui qui l’inspire et nous rend capables de prier selon la volonté parfaite de Dieu.
- Les Saintes Écritures
Nous croyons que les écrits canoniques de l’Ancien et du Nouveau Testament sont la Parole que Dieu nous adresse, pleinement inspirée et entièrement digne de confiance. Ils constituent la seule et infaillible règle de foi et de vie chrétienne, la norme ultime à laquelle toute doctrine, toute tradition, tout système religieux ou ecclésiastique, ainsi que toute méthode d’action chrétienne doivent être soumis et éprouvés.
Nous croyons que l’Écriture Sainte est un document providentiel, donné par Dieu pour le salut et l’édification de son peuple. Nous croyons que le Saint-Esprit a souverainement veillé sur l’origine, la transmission et la formation du recueil biblique, dirigeant les auteurs de manière à ce que, malgré leur fragilité humaine, ils transmettent fidèlement les oracles vivants de Dieu. Nous croyons qu’Il a Lui-même assuré l’enseignement parfait et l’entière vérité historique de l’Écriture, en sorte que la Bible, dans toutes ses parties, entièrement inspirée, demeure pleinement fiable pour guider la foi et orienter la vie.
Nous croyons que les Saintes Écritures nous révèlent pleinement tout ce que Dieu a jugé nécessaire de nous faire connaître dans le domaine spirituel. Nous croyons qu’elles constituent une révélation complète qui ne saurait être modifiée, complétée ni corrigée par aucune autre parole, vision ou tradition prétendument révélée.
- L’Homme, la Chute et les suites du péché
Nous croyons que, personnellement et directement responsable devant Dieu, l’homme a pour vocation de déterminer lui-même librement et définitivement son sort éternel, dès ici-bas, par la position spirituelle qu’il aura prise durant sa vie terrestre, à la clarté des lumières qui lui auront été accessibles.
Nous croyons que la chute de l’homme a été provoquée et que la rébellion de l’humanité est entretenue par l’intervention d’un ange déchu, appelé Satan, lequel devenu adversaire de l’Éternel dès avant la création de l’homme, et ayant entraîné dans sa révolte des anges dont il a fait ses instruments, est voué, avec ceux-ci, à des tourments sans fin, par le triomphe assuré du Fils de Dieu.
Nous croyons que nos premiers parents ayant consciemment désobéi à leur Créateur, ils perdirent leur état primitif et encoururent le juste jugement de Dieu. Tous leurs descendants, enveloppés dans ce jugement et héritant de leur nature déchue, sont enclins au mal et asservis au prince de ce monde. Nous croyons que tous ceux qui, comme eux, auront consciemment transgressé les lois de Dieu, sont justement exposés à une punition éternelle.
- Jésus-Christ et son œuvre
Nous croyons que Jésus-Christ, le Verbe fait chair, seul médiateur entre Dieu et les hommes, est de toute éternité le Fils unique de Dieu.
Nous croyons que, conçu par la vertu du Saint-Esprit et né d’une vierge, Jésus fut aussi réellement homme que réellement Dieu, et qu’après avoir été tenté comme nous en choses, Il est demeuré parfaitement saint.
Nous croyons que le Fils de Dieu s’est abaissé volontairement, mais qu’Il est resté parfait dans ses actes et ses enseignements.
Nous croyons que Jésus-Christ a volontairement souffert et qu’Il est mort sur la Croix, y subissant, pour satisfaire la justice divine, la punition qui attend les pécheurs, et présentant à Dieu son Père les mérites de sa Vie parfaite pour ceux qu’il a rachetés par son sang.
- Le Salut par Jésus-Christ
Nous croyons que, pour être sauvé, l’homme doit, sous l’action du Saint-Esprit, se repentir de ses péchés, s’unir à Jésus-Christ dans sa mort et se réclamer, par la foi, de l’œuvre expiatoire du Rédempteur et de ses mérites infinis. Le pécheur, ainsi justifié, régénéré et sanctifié par grâce, reçoit la vie éternelle, qui comporte l’entière rédemption de l’esprit, de l’âme et du corps.
- Le Saint-Esprit et son action dans la vie chrétienne
Nous croyons que le Saint-Esprit, personne divine, agit en appliquant au cœur les vérités de l’Écriture, avec laquelle il ne saurait être en désaccord. Il produit de la sorte, en ceux qui sont élus selon le dessein de Dieu, la vie chrétienne dans son principe et dans ses effets. Il les rend ainsi capables d’y progresser et d’y persévérer jusqu’à la fin.
Nous croyons que le Saint-Esprit, donné à tout enfant de Dieu, révèle et communique les glorieuses richesses de Christ. Pour être véritablement chrétienne, toute prière ou toute œuvre doit résulter de son action. Seul Il peut assurer au croyant la communion avec son Dieu et avec ses Frères.
- Le Baptême
Nous croyons que l’immersion totale est, pour l’homme régénéré, l’emblème divinement choisi de la purification de ses péchés, de son ensevelissement et de sa résurrection avec Christ. Nous croyons que, d’après l’ordre du Sauveur, cet acte symbolique est perpétuellement obligatoire et que, selon la pratique apostolique, l’admission dans l’église locale implique nécessairement.
- La Sainte Cène
Nous croyons que la Cène, instituée par notre Seigneur Jésus-Christ pour commémorer et proclamer sa mort expiatoire sur la Croix, doit être observée dans les églises locales et sous leur contrôle jusqu’à ce qu’il revienne. Nous croyons que le pain et le vin sont les symboles du corps immolé et du sang versé de notre Sauveur et qu’en y participant les chrétiens témoignent qu’ils sont un seul corps avec Jésus-Christ. Nous croyons que, par cette participation, ils proclament également leur ferme assurance du retour en gloire de leur Seigneur.
- La Résurrection et le Jugement final
Nous croyons que tous les morts ressusciteront, tant les justes que les injustes. Nous croyons au jugement final. Nous croyons que les rebelles subiront consciemment la punition éternelle qu’ils auront méritée, et qu’en vertu de la grâce qu’ils auront acceptée par la foi, les rachetés jouiront d’une gloire éternelle.
- Vivre selon la volonté de Dieu
Nous croyons que le chrétien est appelé à vivre dans l’intégrité et le respect d’autrui, en prenant soin de la création et en cherchant à accomplir chacun de ses actes dans l’amour pour Dieu et pour le prochain, dans l’obéissance à l’Écriture et pour la gloire de Dieu.
Nous croyons que Dieu nous commande le respect de la personne humaine dès sa conception et jusqu’à sa mort, et la préservation de la dignité de chaque être humain.
Nous croyons que les chrétiens sont appelés à vivre en paix avec tous, sans chercher à imposer leur foi ni à exercer une domination religieuse ou politique. Nous affirmons que le témoignage de la foi se propose avec douceur, respect et sagesse. Nous croyons que le chrétien prône constamment la paix, rejette la violence et n’approuve jamais la guerre, recherchant en toute circonstance la réconciliation et l’apaisement.
Nous croyons que Dieu requiert la préservation de l’intégrité de la cellule familiale. Le mariage, union d’un homme et d’une femme, est, depuis l’origine de l’humanité, une institution divine. Il implique l’engagement des conjoints, reconnu par la société, à vivre une vie commune dans l’amour mutuel et dans une fidélité exclusive, aussi longtemps qu’ils sont tous deux en vie.
Nous croyons que Dieu adresse à chacun une vocation à le servir par son travail, selon ses moyens, tout en réservant du temps pour la piété personnelle et communautaire. Il nous appelle également à consacrer du temps à notre famille et à notre prochain.
Nous rejetons toute confusion entre autorité spirituelle et domination politique, ainsi que toute forme d’imposition religieuse par la contrainte. Nous croyons que le Royaume de Dieu ne progresse ni par la force ni par les moyens humains, mais par l’action de l’Esprit et le témoignage fidèle des croyants.
L’autorité politique étant une institution divine, le chrétien doit se soumettre à ceux qui ont la charge de l’exercer et prier pour eux tout en réservant à Dieu seul une allégeance absolue.
Nous croyons que notre espérance ne repose pas sur les structures de ce monde, mais sur l’accomplissement du règne de Dieu, qui se manifestera pleinement au retour du Messie.
DEUXIèME partie : PRINCIPES ECCLESIATIQUES
- L’Église universelle et l’église locale
Nous croyons que l’Église universelle, manifestation du Corps de Christ, rassemblera tous les rachetés de tous les lieux et de tous les temps au moment du retour glorieux du Seigneur Jésus-Christ. Nous voyons dans l’église locale terrestre l’image réduite et imparfaite de cette communauté céleste.
L’église locale a été suscitée par Dieu pour lui apporter l’adoration qui Lui est due, pour lui servir de témoignage au milieu des hommes, et pour veiller et aider au perfectionnement de ses membres dont dépendent la qualité de son adoration et de son témoignage.
L’église locale, constituée selon la Parole de Dieu, est une assemblée de croyants gérant ses propres affaires, séparée de l’État et complètement indépendante, en matière religieuse, de tout autre autorité que celle de Jésus-Christ, son Chef.
L’église locale a pour mission d’accomplir par le témoignage, par l’enseignement et par le service en commun, toutes les tâches que le Seigneur a laissées à la charge des collectivités chrétiennes. À elle incombe la responsabilité d’annoncer l’Évangile, de maintenir la saine doctrine, la célébration des symboles chrétiens, d’établir et de réaliser son programme d’action, de reconnaître les ministères et d’exercer la discipline.
Elle a donc le devoir de proclamer tout le plan de Dieu envers les hommes et d’observer les symboles évangéliques. Elle précise à leur égard que, conformément à l’enseignement de la Parole de Dieu, confirmée par la pratique des églises apostoliques :
– Le baptême est l’immersion du croyant qui confesse dans cet acte symbolique sa mort et sa résurrection spirituelles avec Christ ;
– La célébration de la cène est le privilège et le devoir du chrétien par lequel il manifeste sa volonté d’obéir entièrement à l’enseignement des Écritures.
- Les membres d’église : admission – radiation
Nous croyons que, selon la pratique des Apôtres, il est indispensable que tous ceux qui composent une église locale aient accepté le message évangélique, qu’ils aient manifesté leur régénération par une conduite chrétienne, et qu’ils aient rendu témoignage de leur foi en étant symboliquement ensevelis par le baptême d’eau.
Les anciens ont la charge de discerner ceux que « le Seigneur ajoute à l’église », qu’il s’agisse de nouveaux convertis ou de chrétiens venant d’autres églises. Dans ce cas (pour ces derniers), les anciens veilleront à ce qu’ils soient convertis à Jésus-Christ et aient été baptisés bibliquement. Il est hautement souhaitable que ces derniers qu’ils présentent une lettre de recommandation émanant de leur Église.
Le rattachement à l’église locale crée, entre le nouveau baptisé, ou celui qui a été admis en tant que tel, et les membres de celle-ci, une union impliquant des obligations réciproques formelles. En proclamant, par le baptême sa foi aux vérités évangéliques, le candidat s’engage à les pratiquer en pleine harmonie avec l’Église.
Les membres de l’église locale consacrent à l’intérêt général de celle-ci les dons et les privilèges qu’ils ont reçus de Dieu.
L’église locale, a conformément à l’enseignement évangélique, le pouvoir d’exclure de son sein, après les avoir solennellement avertis, tous ceux de ses membres dont la conduite manifeste clairement qu’ils se sont détachés du Seigneur Jésus-Christ, qui abandonnent sans motifs valables les saintes assemblées, qui montrent avec persistance qu’ils se désintéressent des divers besoins de l’Église, ou qui repoussent les exhortations fraternelles qui leur sont adressées.
Le membre ainsi exclu et privé de ses droits dans l’Église, doit cependant continuer à bénéficier de la bienveillance et de la sollicitude spirituelle de ceux qui ont eu la douleur de se séparer de lui. Il peut d’ailleurs, sur sa demande, être réadmis dans l’église locale, si son témoignage et sa conduite s’accompagnent des fruits de sa repentance.
Les membres de l’Église seront informés des décisions du Collège des anciens en ce qui concerne les admissions et les radiations. Pour être définitivement valables, elles devront être ratifiées par les membres lors d’une réunion d’Église ultérieure.
- Les ministères
L’Église ne reconnaît qu’une autorité, celle de son Seigneur, Jésus-Christ. Son exercice repose sur ceux qui, pris dans son sein, sont donnés et établis par Dieu pour être les conducteurs spirituels du troupeau lorsqu’ils agissent au nom du Seigneur, et en conformité avec la Parole de Dieu.
Tous ceux qui exercent officiellement un ministère dans l’église locale, doivent y avoir été appelés par celle-ci, après constatation qu’ils possèdent les qualifications requises par la Parole de Dieu pour leur charge, dont ils ont le devoir de s’acquitter dans un esprit de désintéressement, de sagesse et d’amour.
Relativement à leurs attributions et à leur conduite individuelle, les membres chargés d’un ministère sont, de même que tous les autres membres, soumis au contrôle et à la discipline de l’église locale.
- Les anciens ou pasteurs ou évêques
L’Écriture n’établit aucune distinction de rang ou d’autorité entre les titres d’évêques (ou surveillants), pasteurs et anciens. Les pasteurs ou anciens sont particulièrement chargés de veiller à l’enseignement et à la prospérité spirituelle de l’église locale. D’une manière générale, ils ont pour mission de présider ses assemblées religieuses, ses manifestations publiques et ses délibérations, dont il leur incombe d’assurer l’exécution. Ne dominant jamais sur l’Église de Dieu, ils doivent se rendre eux-mêmes les modèles du troupeau, en veillant sur les âmes comme devant en rendre compte.
Leur ministère cesse soit pour incapacité à cause de maladie, de l’âge ou pour des raisons personnelles, soit en cas de déviation doctrinale ou de faute de conduite, sur avis unanime des autres anciens.
- Les diacres
En dehors des pasteurs ou anciens, l’église locale peut avoir d’autres serviteurs responsables, par exemple des diacres et des diaconesses, dont le rôle est d’assister les pasteurs ou anciens dans leur ministère, en se chargeant notamment de tout ce qui se rapporte aux intérêts matériels de l’assemblée.
Le ministère des diacres commence et cesse dans les mêmes conditions que celui des anciens.
C’est le privilège et le devoir des membres de l’Église de soutenir ses serviteurs, de les seconder dans leur ministère, et d’avoir pour eux amour et déférence, à cause de l’œuvre qu’ils accomplissent.
