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UN APPEL À L’ANGOISSE

Le 8 janvier 2022 par dans Non classé

(Par David Wilkerson – 15 septembre 2002)

Voulez-vous ouvrir vos bibles au 1er chapitre du livre de Néhémie, s’il vous plaît ? Néhémie, chapitre 1er. Merci de laisser vos bibles ouvertes sur vos tablettes, nous y reviendrons dans le cours de mon message, ce soir.

Ce serait pour moi difficile de prêcher ceci si… je devais me fier à ma propre chair qui me dit que je… je prêche trop de messages durs. Il y a eu des moments dans le passé où j’ai dit au Seigneur : « Seigneur, ne peux-Tu pas me donner un message joyeux ?« …

(David Wilkerson a la voix qui se serre, tout ému)

Seigneur, je ne peux pas… Je suis trop âgé pour jouer, pour perdre du temps en absurdités, et je suis fatigué des rhétoriques, des rhétoriques qui n’ont aucun sens, et qui ne changent jamais rien. Seigneur, aide-moi seulement. Aide-moi.

Les amis, je suis fatigué d’entendre parler de réveil. Je suis fatigué d’entendre parler du renouveau, de l’effusion du Saint-Esprit dans les derniers jours. J’ai entendu cette rhétorique pendant cinquante ans. C’est juste de la rhétorique. Cela n’a pas le moindre sens. Je suis fatigué d’entendre parler des gens dans l’Eglise qui disent qu’ils veulent que leurs bien-aimés soient sauvés. Je suis fatigué d’entendre les gens dire : « Je me fais du souci pour mon mariage en crise » quand ce ne sont que des mots. C’est de la rhétorique. Je ne veux plus entendre les discours qui décrivent à quel point l’Amérique est devenue immorale, combien la société est devenue impie, combien les affaires sont devenues corrompues. Je suis fatigué d’entendre dire que l’islam est en train de prendre le contrôle et que les chrétiens perdent de leur puissance ; à quel point l’Eglise est devenue morte, car cela, c’est aussi de la rhétorique – cela n’a aucun sens.

A bas toutes nos conférences sur le mode « comment faire ceci ou faire cela », parce qu’elles n’accomplissent rien – comment faire face à telle chose ; comment construire une plus grande église ; comment toucher les perdus ; comment améliorer les talents de vos chrétiens ; et comment avoir un impact sur le monde dans cette époque d’ordinateurs.

Quand j’observe toute la scène religieuse d’aujourd’hui, tout ce que je vois, ce sont des inventions et des ministères humains et charnels. Et je vois davantage le monde rentrer dans l’Eglise et avoir un impact sur l’Eglise, que l’Eglise avoir un impact sur le monde. Je vois que la musique prend le contrôle de la Maison de Dieu. Je vois les distractions envahir la Maison de Dieu, et l’obsession pour les divertissements dans la Maison de Dieu, une hantise pour la correction et une hantise pour les réprimandes. Personne ne veut plus en entendre parler ! Dites-moi donc, combien d’églises avez-vous visitées récemment, combien d’églises connaissez-vous où, lorsque vous y pénétrez, le Saint-Esprit agit de façon si forte que chacun de vos péchés est ramené devant vos yeux, par la grâce pleine d’amour de Dieu ? A quand remonte la dernière fois où vous avez été à l’église et où vous avez vu les jeunes sous une telle conviction de péché parce que le peuple de Dieu a eu le visage contre terre ? et qu’il y a un tel fardeau, qu’il y a une telle agonie que les jeunes gens tombent sur leur face, invoquant Dieu, parce que des chrétiens ont réclamé au Seigneur qu’Il répande du ciel la conviction du péché ? Dans combien d’églises avez-vous été dernièrement où vous avez entendu une parole venant de la chaire, une parole qui brûlait si fort dans votre âme que vous saviez qu’elle venait du cœur de Dieu ? J’espère que vous l’entendez ici.

Qu’est-il donc arrivé à l’angoisse dans la Maison de Dieu ? Qu’est-il donc arrivé à l’angoisse dans le ministère pour que vous n’en entendiez pas parler dans cette époque où l’on vit aux petits soins ? Vous n’en entendez pas parler.

L’angoisse signifie douleur extrême, détresse ; l’émotion est si vive qu’elle devient douloureuse, aiguisée ; c’est une douleur intérieure profondément ressentie à cause de votre condition, des conditions en vous et autour de vous. L’angoisse… Une profonde douleur et le chagrin… Et l’agonie du cœur de Dieu.

Nous nous sommes cramponnés à notre rhétorique religieuse et à tous nos discours sur le réveil, mais nous sommes devenus si passifs que nos soi-disant réveils, nos émois ne sont que de très courte durée. Et lorsque les réveils et les renouveaux de courte durée viennent de la main de Dieu, ils sont de si courte durée. Et dans ces moments, nous promettons à Dieu que nous ne retournerons plus jamais à notre passivité. Il se passe à peine quelques semaines ou quelques mois et nous retombons, et cette fois, nous retombons plus bas encore dans la passivité qu’au départ ! Je parle par expérience ! Et nous disons : « Cette fois, Dieu, c’est pour la vie que Tu m’as touché. Je ne serai plus jamais le même ! » C’est comme un feu d’artifice : une forte explosion, beaucoup de bruit, et ensuite ça s’éteint ! (David Wilkerson crie).

Toute passion véritable pour Christ naît de l’angoisse. Toute passion véritable pour Christ est issue d’un baptême d’angoisse. Si vous cherchez dans les Ecritures, vous trouverez que lorsque Dieu est déterminé à restaurer une situation en ruines, Il va Se chercher un homme de prière, et Il le fait descendre dans les eaux de l’angoisse. Il lui partage Sa propre angoisse par rapport à ce qu’Il voit survenir dans Son Eglise et dans Son peuple, et Il se trouvera un homme de prière et Il prendra cet homme et le baptisera littéralement dans l’angoisse.

Vous trouvez ceci dans le livre de Néhémie : Jérusalem est en ruines. C’était le centre d’intérêt de Dieu sur la terre en ce temps-là, la ville sainte, et elle est complètement dévastée, et elle est remplie d’iniquité : des mariages mixtes avec les païens ; ils asservissaient leur propre peuple, en faisant des pauvres des esclaves. La Maison de Dieu était polluée par des souillures. Le grand sacrificateur était soudoyé par Tobija, un vaurien païen. Et comment donc Dieu va-t-Il prendre en main pareille situation ? Comment donc Dieu va-t-Il restaurer les ruines ? Comment fait-Il ? Que fait-Il ? (David Wilkerson élève la voix).

Voyez-vous, nous faisons face à une situation similaire sauf que la nôtre est mille fois pire. Nous sommes à l’époque où les hommes, selon les prophéties de Jésus, avanceront toujours plus dans le mal. C’est exactement ce qui arrive aujourd’hui. L’Eglise est paralysée par toutes sortes d’échecs : agressions d’enfants, incestes, adultères, … Nous avons une nation, un pays « chrétien » qui est inondé de films pornographiques, à tel point que le monde entier en rougit. Et maintenant, selon le New York Times, il y a un nouveau film qui vient du Festival de Cannes et qui est sur le point d’atteindre les côtes des Etats-Unis, dans lequel sont montrés des enfants de 13-14 ans ayant toutes sortes de relations sexuelles indicibles avec des adultes ! Et ils ont dit au Festival de Cannes que c’est pour eux un sujet de gloire ! Non seulement nous avons enlevé l’enveloppe, mais nous avons franchi la limite ! Et l’Amérique approuve maintenant cela ! (David Wilkerson crie son indignation).

La ruine et le chaos moral corrompent aussi la Maison de Dieu. Comment expliqueriez-vous sinon qu’il se trouve des multitudes de chrétiens qui rentrent chez eux et regardent HBO, une émission que je n’ai jamais vue – je n’ai pas la télévision – mais je l’ai lu dans le journal d’aujourd’hui, dans le New York Times, une émission qui s’intitule « Les Sopranos ». Il s’agit d’une histoire de mafia : il n’y a que des meurtres, des assassinats et du sexe. Des escroqueries, des mensonges ! La mafia ! Et des millions de chrétiens maintenant, aux Etats-Unis, se réunissent pour parler du prochain épisode, et ils en sont devenus dépendants. Dépendants ! Pour certains d’entre vous qui êtes maintenant même en train de m’écouter, c’est là votre émission favorite. Ne riez pas ! C’est une question de vie ou de mort ! Êtes-vous venu ici ce soir, avez-vous levé les mains et chanté des chants et passé un bon moment, tout en sachant que vous regardez ce film ?

Je crois à l’amour de Dieu. J’ai prêché la miséricorde, la grâce et l’amour, l’amour venant de l’alliance. Je crois à la prédication de la bonté et de la patience de Christ. Mais des multitudes aujourd’hui sont en train d’être saturées par des sermons qui disent : « Tout est en ordre, tout va bien » ! Et vous avez des gens maintenant qui sont en train de changer la grâce de Dieu en dissolution. Nous sommes devenus comme les enfants d’Israël qui disaient les bonnes paroles. Mais voici ce que Dieu a dit : « J’ai entendu les paroles que ce peuple t’a adressées : tout ce qu’ils ont dit est bien. Oh ! s’ils avaient toujours ce même cœur pour Me craindre et pour observer tous Mes commandements, afin qu’ils fussent heureux à jamais, eux et leurs enfants ! » (Deutéronome 5 :28-29). Oh ! vous dites de bonnes paroles, vous chantez les bons chants, mais votre cœur n’est pas droit ! (David Wilkerson crie.)

Néhémie, chapitre 1, versets 1 à 3 : « Paroles de Néhémie, fils de Hacalia. Au mois de Kisleu, la vingtième année, comme j’étais à Suse, dans la capitale, Hanani, l’un de mes frères, et quelques hommes arrivèrent de Juda. Je les questionnai au sujet des Juifs réchappés qui étaient restés de la captivité, et au sujet de Jérusalem. Ils me répondirent : Ceux qui sont restés de la captivité sont là dans la province, au comble du malheur et de l’opprobre ; les murailles de Jérusalem sont en ruines, et ses portes sont consumées par le feu. » (Néhémie 1 :1-3).

Voici la nouvelle qui fut rapportée à Néhémie par une délégation venant de la ville en ruines de Jérusalem : « Jérusalem est dévastée, la muraille est dévastée. Tout est en ruines, complètement en ruines. » Maintenant, ces hommes, je suis certain qu’ils étaient des hommes pieux, mais ils n’avaient pas la moindre idée de ce que Dieu allait faire. Et tout ce qu’ils pouvaient voir, c’étaient les ruines, la dévastation, le désespoir et la détresse.

Verset 4 : « Lorsque j’entendis ces choses, je m’assis, je pleurai, et je fus plusieurs jours dans la désolation. Je jeûnai et je priai devant le Dieu des cieux. » (Néhémie 1 :4).

Voyez-vous, quand Dieu a trouvé un homme de prière, Il le plonge dans les eaux du baptême de l’angoisse. Cet homme descend dans l’angoisse !

Et au verset 6 : « Ecoute la prière que ton serviteur t’adresse en ce moment, jour et nuit, pour tes serviteurs les enfants d’Israël, en confessant les péchés des enfants d’Israël, nos péchés contre toi ; car moi et la maison de mon père, nous avons péché. » (Néhémie 1 :6).

Ecoutez ceci, mes amis, Néhémie n’était pas un prédicateur, c’était un homme de prière, il était échanson du roi ; il vivait dans le confort, il vivait dans la royauté, il avait des serviteurs pour ainsi dire. Mais c’était un homme de prière. Et Dieu a trouvé un homme qui n’a pas seulement eu une émotion passagère, quelque soudain sursaut de préoccupation et qui ensuite le laisse s’éteindre. Il a dit : « Non, je tombai dans la désolation, et je pleurai, et je m’affligeai, et je jeûnai. Et ensuite, je commençai à prier jour et nuit. » Quand j’entendis la nouvelle, je pleurai.

Pourquoi son frère Hanani, pourquoi ces autres hommes – parce que plus tard Hanani allait être nommé gouverneur de la ville – pourquoi n’avaient-ils pas obtenu de réponse ? Pourquoi Dieu ne les a-t-Il pas utilisés dans la restauration, pourquoi n’avaient-ils eu aucune parole ? Parce qu’il n’y avait pas eu chez eux le moindre signe d’angoisse ! Pas de larmes ; pas une seule parole de prière ! Rien que des ruines, c’était tout ce qu’ils voyaient. Est-ce que cela ne vous fait rien du tout qu’aujourd’hui la Jérusalem spirituelle de Dieu, l’Eglise, ait épousé le monde ? qu’il y ait une telle indifférence en train d’envahir le pays ?

Il y a tant de personnes de ma connaissance qui étaient des amis à moi et que je vois tomber, l’une après l’autre, maris et femmes, dans une telle passivité. Elles se rendent dans des églises où elles peuvent trouver des messages légers, ne voulant plus entendre parler de ce qui touche à la colère, à la correction ! Certaines d’entre elles étaient mes amis les plus proches ! Je les vois tomber sur les côtés de l’allée. Cela ne vous fait-il rien ? Plus proche de vous, n’êtes-vous pas préoccupés par la Jérusalem qui se trouve dans vos propres cœurs, le signe indiquant la ruine qui lentement dessèche la puissance spirituelle et la passion ? l’aveuglement par rapport à la tiédeur, par rapport au mélange qui pénètre à l’intérieur ? Voyez-vous, lorsque l’aveuglement spirituel vient, très peu le reconnaissent. C’est la dernière chose de reconnaissable qui survient à un enfant de Dieu.

Si moi, en tant que pasteur, je vous connaissais personnellement et que je veillais sur votre vie et qu’en tant qu’un des pasteurs de l’église, je venais vous dire : « Je vous aime, mais je dois vous dire la vérité. Vous êtes en train de changer. Vous n’êtes plus ce que vous étiez autrefois. Il y a quelque chose du monde qui est rentrée dans votre cœur. Je ne sais pas si c’est la télévision, je ne sais pas la chose qui possède votre cœur, mais je vois des changements en vous. Je ne vois pas le brisement, je ne vois pas la compassion qu’autrefois vous aviez pour votre famille. Je ne vois pas que vous vous souciez de vos bien-aimés qui ne sont pas sauvés. Vous êtes en train de changer. Petit à petit, quelque chose vous attire », est-ce que cela vous amènerait sur vos genoux, le fait que le Seigneur mette soudainement devant vos yeux la ruine dont vous n’aviez même pas conscience ? Et pour vous dire la vérité, oui, je rends grâce à Dieu pour l’onction et les chants de ce soir, je rends grâce à Dieu pour la louange qui a jailli de si nombreux cœurs sanctifiés vivant dans l’alliance avec le Seigneur, mais la vérité et la grande question sont que, en toute honnêteté, il se trouve parmi nous une multitude qui est en train de changer et ils ne le savent pas ! Vous avez perdu votre feu.

Voyez-vous, lorsque vous lisez le livre de Josué, vous voyez que c’est presque un livre d’échec parce qu’ils ont perdu leur amour, ils ont perdu leur feu. C’est précisément ce que le diable veut faire, c’est de vous enlever le feu et de l’étouffer, de sorte que vous ne vous consacrerez plus au travail d’enfantement dans la prière, vous ne vous tiendrez plus à genoux devant Dieu. Vous vous contentez juste de vous asseoir pour regarder la télévision et vous irez finalement en enfer ! (David Wilkerson crie.)

Hum. Laissez-moi vous poser une question : est-ce que ce que je viens juste de dire vous a convaincus, ou pas du tout ? Est-ce que vous allez simplement laisser le message entrer par une oreille et sortir par l’autre ? Lorsqu’un pasteur vous dit maintenant même : « Hé, je ne sais pas qui vous êtes, mais le Saint-Esprit me parle, vous êtes en train de changer. Petit à petit, vous perdez l’amour de Dieu, l’amour de Christ – petit à petit, ces choses rendent les gens immoraux », mes amis, pourquoi pensez-vous que vos pasteurs élèvent la voix contre la télévision ? Pensez-vous que nous y trouvons un quelconque plaisir venant de la chair ? Je n’éprouve aucun plaisir à entendre quelqu’un me dire : « J’ai entendu votre message et je me suis débarrassé de mon téléviseur. » Cela ne me procure aucun plaisir, cela ne me procure aucun plaisir en tant que pasteur. Nous vous avons donné un avertissement parce que nous veillons sur vos âmes. Ces choses, je ne sais pas d’où elles viennent, de votre lieu de travail ou d’ailleurs, ces choses rampent sournoisement et soudain elles pénètrent dans Jérusalem, car la muraille est détruite ! Et la ruine s’installe. (David Wilkerson crie.)

Cela ne vous fait-il réellement rien que vos bien-aimés soient en train de mourir et que nous nous approchions de plus en plus de la fin ? Est-ce que vous vous en souciez réellement ? Ils peuvent mourir et aller en enfer, en dépit du fait que vous soyez amoureux de Jésus ! Où est l’angoisse ? Où sont les larmes ? Où sont les gémissements ? Où sont les temps de jeûne ? Combien d’entre vous avez jeûné, prié, le cœur brisé devant le Seigneur ? Je parle de l’Eglise de Jésus-Christ en général. Où sont les gens qui se réveillent en plein milieu de la nuit ? Voyez-vous, Néhémie a dit : « Je priai jour et nuit. » Où sont les confessions de vos péchés et ceux de vos enfants ? Où sont les confessions des péchés de vos enfants devant le Seigneur ou des péchés de votre conjoint devant le Seigneur ? Parce que c’est exactement ce que Néhémie fait : il confesse ses péchés et les péchés de Son peuple, et ensuite il dit : « Nous avons péché. J’ai péché. » Puis il dit : « Nous avons péché. »

Lorsque Néhémie a eu écho des ruines et de la destruction de Jérusalem, il n’a pas demandé pourquoi – pourquoi un Dieu saint et juste a-t-Il permis que Sa ville tombe en ruine ? pourquoi y a-t-il eu tant de gens dispersés ? pourquoi y a-t-il eu tant de gens tués et assassinés ? Il n’a pas posé les questions que nous posons en Amérique aujourd’hui : pourquoi Dieu a-t-Il permis que les Tours jumelles tombent et que plus de 2 000 personnes périssent dans le crash ? Comment un Dieu d’amour peut-Il permettre cela ?

Mes amis, je vous partage ce que le pasteur Carter a dit aujourd’hui : j’éprouve une sainte colère qui monte dans mon cœur quand j’entends parler des prédicateurs à la télévision ou à la radio. Ecoutez ce qu’ils ont dit à la télévision : « Oh ! Dieu n’avait rien à voir avec çà. Dieu n’avait rien à voir avec çà. Ne le mettez pas sur le compte de Dieu ! » Mais allez donc dans Daniel 9 et je veux vous dire une fois pour toutes que c’était Dieu qui a permis que l’Amérique se réveille. Dieu ne l’a pas fait, Il n’a pas arrêté le plan de l’ennemi parce qu’Il avait un but plus élevé, parce qu’Il aime l’Amérique qui était en train de glisser vers l’enfer éternel ! Je vais baisser le ton sinon vous allez croire que je suis en colère.

Daniel 9, verset 5 : « Nous avons péché, nous avons commis l’iniquité ? » Pourriez-vous dire la même chose à propos de l’Amérique ? « Et nous avons été méchants et rebelles, nous nous sommes détournés de Tes commandements et de Tes ordonnances. Nous n’avons pas écouté Tes serviteurs, les prophètes, qui ont parlé en Ton nom à nos rois, à nos chefs, à nos pères, et à tout le peuple du pays. » (Daniel 9 : 6). Autrement dit, le gouvernement avait été averti par des hommes justes.

« A Toi, Seigneur, est la justice, et à nous la confusion de face, en ce jour, aux hommes de Juda, aux habitants de Jérusalem, et à tout Israël, à ceux qui sont près et à ceux qui sont loin, dans tous les pays où Tu les as chassés à cause des infidélités dont ils se sont rendus coupables envers Toi. Seigneur, à nous la confusion de face, à nos rois, à nos chefs, et à nos pères, parce que nous avons péché contre Toi. » (Daniel 9 :7-8).

Pourquoi ? « Auprès du Seigneur, notre Dieu, la miséricorde et le pardon, car nous avons été rebelles envers Lui. Nous n’avons pas écouté la voix de l’Eternel, notre Dieu, pour suivre Ses lois qu’Il avait mises devant nous par Ses serviteurs, les prophètes. Tout Israël a transgressé Ta loi, et s’est détourné pour ne pas écouter Ta voix. Alors se sont répandues sur nous les malédictions et les imprécations qui sont écrites dans la loi de Moïse, serviteur de Dieu, parce que nous avons péché contre Dieu. Il a accompli les paroles qu’Il avait prononcées contre nous et contre nos chefs qui nous ont gouvernés, Il a fait venir sur nous une grande calamité, et il n’en est jamais arrivé sous le ciel entier une semblable à celle qui est arrivée à Jérusalem. » (Daniel 9 : 9-12)

Verset 14 : « L’Eternel a veillé sur cette calamité, et l’a fait venir sur nous ; car l’Eternel, notre Dieu, est juste dans toutes les choses qu’Il a faites, mais nous n’avons pas écouté Sa voix. »

Maintenant, laissez-moi revenir à mon message. Il y a une grande différence entre l’angoisse et le souci, la préoccupation. Dieu m’a personnellement fait comprendre cela. Une préoccupation, c’est quelque chose… c’est le plus grand intérêt que vous prenez dans un projet ou une cause ou une préoccupation ou un besoin, quelque chose qui mobilise une grande part de votre attention, et qui généralement vient à travers un stimulus émotionnel. Vous savez, vous pouvez entendre parler d’une situation, comme nous avons entendu dimanche dernier parler de l’Afrique du Sud et des centaines de milliers d’enfants mourant du SIDA, et vous pouvez entendre ce que nous avons entendu de la bouche de la sœur Holder, cet après-midi, des milliers d’enfants qui meurent à Cocanada, en Inde, et vous pouvez être tout remué de l’intérieur en entendant cela. Vous pouvez ressentir une grande émotion et vous recevez un très lourd fardeau. Mais, mes amis, il y a une grande différence entre préoccupation et angoisse. Parce que, voyez-vous, vous pouvez vous lier à une cause, vous pouvez devenir tout excité à ce sujet ou au sujet d’un projet quelconque, vous pouvez en parler partout autour de vous, vous pouvez l’exposez publiquement en chaire, vous pouvez en faire la publicité, vous pouvez le soutenir, l’organiser, y consacrer beaucoup d’effort. Laissez-moi vous dire quelque chose : j’ai appris, au cours de toutes mes années, mes cinquante années de prédication, que si ce n’est pas enfanté dans l’angoisse, même si cela a été enfanté par le Saint-Esprit, à cause de ce que vous avez vu ou entendu des ruines, si cela ne vous conduit pas sur vos genoux, ne vous plonge pas dans un baptême d’angoisse où vous commencez à prier et à chercher Dieu… (David Wilkerson a la voix très émue).

Mes amis, cette église a été enfantée dans l’angoisse. Six mois d’angoisse, de larmes, dans une petite ville de Pennsylvanie, où le pasteur d’une petite église a crié : « Oh ! Dieu, je suis sec et je suis vide. Tu as prévu pour moi plus que cela, et si c’est çà tout ce qu’est le Saint-Esprit, je n’en veux pas. » Il y avait un tel désespoir : semaine après semaine, j’invoquai le nom du Seigneur, confessant ma propre mort et ma stérilité. Et finalement je suis venu dans cette ville pour faire un tour à pied, à travers les rues, puis j’ai arpenté la 42ème rue, et je les ai vus en train de vendre une espèce d’héroïne, en criant : « J’ai le truc qui a tué Len. » 1 Et je me rappelle avoir été saisi par la désolation et cela ne m’importait guère les voitures qui passaient. Je me suis assis sur un escalier de secours sur le côté d’un immeuble et j’ai pleuré ! Et j’étais dans l’angoisse ! J’étais dans l’angoisse dans un endroit situé à quatre pâtés d’immeubles d’ici ! A Broadway ! (David Wilkerson élève la voix sur un ton de désespoir). J’ai versé des larmes, j’ai pleuré et j’ai gémi ! Je ne cherchais pas à avoir un ministère. Je ne cherchais pas à construire une église. Je ressentais la douleur de Dieu pour une ville en perdition ! (David Wilkerson crie de toute son âme.) C’était la même agonie que j’avais eue des années plus tôt quand j’ai démarré Teen Challenge. Et je n’ai jamais eu autre chose qui ait eu une quelconque valeur aux yeux de Dieu pendant mes cinquante années de ministère, et qui n’ait jamais été enfantée dans l’agonie. Jamais ! Jamais ! (David Wilkerson crie d’une voix très émue). Cela aurait été autrement purement charnel ! Charnel ! (David Wilkerson lance le mot en criant).

Mes amis, je me suis rendu dans le reste du monde, et j’ai entendu le cri de pasteurs morts et vides, certains battant leurs propres femmes comme des animaux, et j’ai entendu cette confession : « Cela fait des mois entiers que je n’ai pas prié. Cela fait six mois que je n’ai pas prié. » Et je sais que les sermons ne pourront rien y remédier ! Je sais que de nouvelles révélations ne feront rien, l’alliance n’y fera rien. Je le sais maintenant. Oh ! Dieu, je le sais… Cela ne fera rien… à moins que je sois dans l’agonie, à moins que je sois dans l’agonie à ce sujet… (David Wilkerson pleure ouvertement, d’un cœur brisé).

Je prêche des sermons. Oh ! Dieu, je prêche des sermons. Et j’ai dit : « Non, il est trop tard. Je n’ai pas beaucoup de temps. » Et tous nos projets, tous nos ministères, tout ce que nous faisons… Où sont les moniteurs d’écoles du dimanche qui pleurent sur les enfants dont ils savent qu’ils ne sont pas là et qu’ils vont en enfer ? (David Wilkerson dit cela dans un cri d’agonie très poignant.)

Partout où je vais, quelqu’un a un projet, quelqu’un a un plan ou un rêve. C’est tout ce dont il s’agit. C’est une idée. Les gens ne viennent pas vers moi avec un cœur brisé, ils ne viennent pas vers moi après des heures passées à prier, jeûner et gémir. Il n’y a pas de cœur brisé. C’est juste une idée. J’en suis malade.

Voyez-vous, une vraie vie de prière commence à l’endroit de l’angoisse ; c’est le lieu où des décisions qui vont être vitales pour le reste de votre vie, sont faites. Voyez-vous, si vous prenez la résolution dans votre cœur de prier, Dieu va venir et commencer à vous partager Son cœur. Il peut vous ouvrir Son cœur, et je vous le dis, il y a de la douleur dans Son cœur (David Wilkerson est animé d’une profonde peine qui se ressent dans sa voix émue.)

Mais voyez-vous, il y en a si peu qui entendent. Il va vous montrer la condition de l’Eglise. Il va vous montrer la condition de votre propre cœur, et Il va vous poser une question : « Qu’est-ce que cela te fait ? Qu’est-ce que cela te fait ? » (David Wilkerson pose la question sur un ton déchirant et pathétique).

Et ce serviteur angoissé a eu à prendre une décision. Maintenant, pour chacun de vous ici, il se peut que vous n’ayez pas à prendre une décision. Moi, je dois en prendre une. Ou bien vous vous levez de votre lieu d’angoisse et sortez des eaux du baptême d’angoisse, en disant : « Je ne peux gérer ça. Je peux à peine supporter une telle situation. Je n’en veux pas. Dieu, j’en ai assez. Je désire seulement être un chrétien ordinaire. Je ne veux pas porter ce genre de fardeau. Je ne veux plus avoir à pleurer sur ma famille. Je veux le saisir par la foi. » Voyez-vous, vous devez prendre une décision. Ou bien, vous vous cachez dans le lieu de la communion intime et là vous entendez Dieu vous dire : « Maintenant, tu vas porter Mon fardeau, tu vas être un instrument de restauration. Si tu t’attends à ce que quelqu’un d’autre soit un instrument de témoignage pour ta famille, et fasse le travail, tu te trompes. J’ai enflammé ton cœur. Je t’ai donné Mon cœur et J’ai déversé sur toi Mon angoisse et Je suis en train de te la faire ressentir et de te la partager, afin de t’amener sur tes genoux. Parce que c’est là que Je te donne des paroles de direction. » Et c’est ce qui s’est produit avec Néhémie. Il a fini par sortir des eaux de l’angoisse avec une parole claire que personne n’a pu rejeter. Il a amené une ville et une nation sur leurs genoux. Vous trouvez cela dans Néhémie, au chapitre 8. Voyez-vous, ou bien vous vous éloignez et retournez à votre passivité, en disant : « Je vais seulement être un chrétien ordinaire. Je ne veux pas entendre parler de pareille chose » -ou bien alors votre cœur commence à s’écrier : « Oh ! Dieu, Ton nom est en train d’être blasphémé. On est en train de se moquer du Saint-Esprit. L’ennemi est sorti pour essayer de détruire le témoignage de la fidélité du Seigneur et quelque chose doit être fait, il n’est pas possible de ne pas le défier. »

Revenons à ces paroles : « Lorsque j’entendis que Jérusalem était en ruines, je fus dans la désolation et je pleurai. » Voyez-vous, s’il avait cru à cette théorie selon laquelle le besoin représente l’appel, savez-vous ce qu’il aurait fait ? Il aurait dit : « Messieurs, si vous patientez juste un peu, je vais faire mes valises. Donnez-moi seulement un jour ou deux. C’est le type de défi qui correspond à mes besoins, j’aime cela. Allons-y, faisons-le. » Pas d’angoisse, pas de jeûne, pas de prière. Pas de brisement. Faisons-le simplement. Rien n’aurait été accompli. La muraille n’aurait jamais été reconstruite. Tout ce que vous essaierez d’accomplir sans ce baptême d’angoisse va échouer et tomber. Cela ne va pas marcher.

Voici ce qu’une sœur m’a écrit la semaine dernière : « Cher frère David, j’ai tellement faim du Seigneur. Je suis si fatiguée des réunions centrées sur le « comment faire ». C’est entièrement de la pacotille spirituelle. On m’a parlé d’une conférence pour femmes qui, semblait-il, allait être une grande expérience spirituelle. Alors je m’y suis rendue avec un groupe de sœurs. Il y avait quinze mille femmes. J’ai été horrifiée, le premier soir, lorsqu’ils ont ouvert la conférence avec un sketch comique. Ensuite tout est allé de mal en pis. Nous avions été bernés par les responsables. Il n’y a pas eu une seule prière. Pas une seule mention de la prière. Ce fut une farce et j’ai été encore plus vide que jamais. »

Prophètes, il est temps de vous insurger contre de tels responsables qui sont confortablement assis à Sion, mangeant, chantant leur musique, mais ne sont pas affligés de l’affliction de Joseph ! Ils n’agonisent pas dans la prière au sujet de la ruine qui est en eux, en Joseph, en Israël ! Ils n’agonisent pas, ils ne sont pas dans l’angoisse au sujet de la condition spirituelle de l’Eglise ! De la comédie ? Oui. Des chants joyeux ? Oui. Des repas, la communion fraternelle, des bons moments ? Oui. Les larmes, l’angoisse, la prière, le jeûne ? Non, non, non. Ça, nous ne le trouvons pas.

Mes amis, laissez-moi vous dire quelque chose : de ce baptême d’angoisse, il vient une chose merveilleuse qui survient à ceux qui sont disposés à s’y soumettre. C’est le fait de savoir de façon instantanée, urgente, la voix de Dieu. Instantanée. Voyez-vous, si vous n’avez pas derrière vous tout un historique de prière, si vous n’avez pas cette disposition à rechercher le cœur de Dieu, vous l’obtenez en Lui demandant. Il a dit qu’Il donnerait. « Je te donnerai, reçois. » C’est quelque chose que vous demandez : « Oh ! Dieu, je veux faire un pas pour aller vers Toi. Je veux connaître Ton cœur. » Et lorsque vous commencez à chercher Sa face, vous Lui permettez de vous briser, de vous malaxer. Vous arrivez à cette communion avec le Seigneur, à partir de cette expérience. Voyez-vous, Dieu nous a appelés à vivre dans l’angoisse. C’est l’enfantement. C’est le sein maternel d’où naît quelque chose que Dieu est en train de préparer, que Dieu voulait accomplir et faire sortir des ruines. Que ce soit restaurer une famille ou autre chose d’autre, Il vous fera descendre dans ce baptême. Tout comme le baptême d’eau, vous émergez, vous sortez. Mais vous allez en sortir avec cette connaissance instantanée de la voix de Dieu. Parce que, voyez-vous, Néhémie, il avait jeûné, prié, il avait gémi et cela avait laissé des traces sur son visage. Et le roi l’a remarqué. Il était échanson. Et un jour, il a présenté le vin au roi et le roi lui a dit : « Pourquoi es-tu si triste ? Pourquoi as-tu ce mauvais visage ? » Néhémie n’a pas eu le temps d’aller répandre son cœur devant le Seigneur. Il n’a pas eu le temps à ce moment-là de répondre : « Donne-moi trois jours pour jeûner et prier. » Non, il a eu une parole immédiate ! « Pourquoi as-tu mauvais visage ? » Néhémie a répondu : « Je fus saisi de frayeur, alors j’ai prié le Dieu des cieux, et j’ai répondu au roi. » En d’autres termes, immédiatement il a prié, et immédiatement il a reçu la direction. CONNAÎTRE LA VOIX DE DIEU. Il y a des moments où vous ne saurez que faire, vous n’aurez pas le temps de vous précipiter dans les toilettes, vous devez entendre Sa voix : « Voici le chemin, marchez-y. » Instantanément.

C’est là le résultat glorieux d’un baptême d’angoisse. Seul le serviteur qui est disposé à porter le chagrin du Seigneur a l’autorité et le droit de rappeler à Dieu Ses promesses d’alliance. Nous prêchons l’alliance ici, mais seuls ceux qui connaissent Son cœur permettent à Dieu d’apporter la guérison à travers eux. Ceux-là ont laissé Dieu pénétrer en profondeur leur âme : « Oh ! Dieu, je ne peux pas faire cela par mes propres forces, mais je ne vais pas laisser mes enfants descendre en enfer. Je ne vais pas laisser mon mari, ma femme se perdre. Oh ! Dieu, je ne veux pas continuer à vivre dans cette mort. Je ne veux plus vivre dans cette tiédeur et cette froide indifférence. Oh ! Dieu, change-moi. » C’est quand vous vous trouvez dans le désespoir devant Dieu, quand vous prenez la ferme résolution de Le chercher, c’est alors que vous avez le droit de rappeler à Dieu Ses promesses d’alliance. Voyez-vous, et je vais conclure dans quelques minutes, nous avons une nation, une Eglise aujourd’hui, pleines d’experts en diagnostics. N’importe qui peut vous dire ce qui ne vas pas dans l’Eglise aujourd’hui. Et maintenant, ils produisent des statistiques et des sondages. Ils peuvent par exemple vous dire combien de païens il y a en Chine, et ils vous donneront des statistiques et ainsi de suite. Mais dans tous ces livres, vous ne trouvez pas la plus légère référence à l’angoisse, aux larmes et au brisement – vous n’entendrez pas un seul mot à ce sujet, vous ne l’entendrez pas.

Comme pensée finale, je veux vous poser cette question : pourquoi Dieu a-t-Il partagé à Néhémie Son angoisse, parmi tous les autres hommes craignant Dieu qui appartenaient au reste d’Israël ? Parce qu’il était un homme de prière. Il se trouvait déjà en prière. Maintenant, je veux vous dire quelque chose : je crois à la destinée, je crois que Dieu choisit des hommes, mais Dieu peut choisir un homme et ce dernier peut tout simplement avorter le plan de Dieu. Néhémie aurait pu dire : « Ecoute, j’ai davantage d’influence ici même, le roi m’écoute. Il est nécessaire que je reste ici. » Et Dieu, j’en suis sûr, l’aurait laissé choisir. Je suis d’accord avec vous que Dieu aurait levé quelqu’un d’autre. Non, Néhémie a dit : « Oh ! Dieu, cela me pèse sur le cœur, révèle-moi Ton cœur. »

Je sais maintenant qu’il faudra bien plus que des prédications, plus que n’importe quelle révélation. Il n’y aura aucun renouveau, aucun réveil, à moins que nous ne soyons disposés à Le Laisser une fois de plus nous briser.

Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas ce qui va survenir. Les autres pasteurs vous ont partagé ce que nous ressentons au sujet des temps très, très troubles et difficiles qui sont juste devant nous. Et ces choses vous sont annoncées non seulement de la chaire, mais aussi de la part des hommes politiques du monde entier. Mais je dois vous dire que Dieu m’appelle personnellement à un baptême d’angoisse. Je ne sais pas où j’en suis dans cet appel aujourd’hui même. Mais j’ai dit à Dieu : « Je n’irai pas. » – Il est prévu que j’aille à des conférences pour pasteurs en mai en Ecosse, au Pays de Galles, en Irlande, et ensuite à Mingston et dans le monde entier. Je m’y rends seulement deux ou trois fois par an. Mais j’ai dit au Seigneur : « Dieu, je ne vais plus y aller. Je ne vais pas accepter une autre réunion avant que je ne connaisse Ton angoisse en faveur des pasteurs. Je ne peux pas y aller seulement parce qu’il y a un besoin. Je ne peux y aller parce qu’on me réclame et que je suis accepté. Je veux… »

Quand je prêche quelquefois de cette manière et que tout devient si calme, j’ai l’impression que… Seigneur, j’ai voulu, dans le passé, que les gens soient heureux.

Mes amis, il se fait tard et les temps deviennent sérieux. Je vous en prie, ne me dites pas que vous vous sentez concernés. Ne me dites pas que vous voulez que vos bien-aimés qui ne sont pas sauvés le soient, quand vous passez des heures et des heures sur Internet ou devant la télévision. Soyez honnêtes.

Je ne sais pas comment conclure. Seigneur, aide-moi. J’ai le sentiment que sans doute ce n’est pas le cas pour toute l’assemblée mais qu’Il est en train de parler à certains d’une façon très spéciale. Il est en train de parler à votre cœur comme au mien. Peut-être que vous n’avez pas besoin de prière, mais je vous sollicite, j’ai besoin de vos prières.

Seigneur, j’ai juste à prier. Je ne sais pas quoi faire d’autre. J’ai prêché, Seigneur, ce que Tu as déposé sur mon cœur et je ne sais pas comment le conclure. Tu vas le conclure. Fais ce que Tu veux faire, Seigneur. Tu nous parles. Seigneur, je dois confesser que je ne suis pas ce que j’étais, je ne suis pas ce que je suis supposé être. Dieu, je n’ai pas Ton cœur, ni Ton fardeau. J’ai été léger, j’ai voulu rendre les choses faciles, je voulais juste être heureux ! Mais, Seigneur, la vraie joie vient du sein de l’angoisse. C’est là que se trouve la joie lorsque nous voyons les résultats de notre détermination à nous saisir de Ton cœur et qu’alors Tu nous donnes des directions, et qu’alors nous voyons des résultats durables – nous voyons une ville entière venir à la repentance. Et là Néhémie se lève et dit : « Maintenant, c’est le temps de se réjouir. Que la joie du Seigneur soit votre force ! » Mais cette joie est venue de ce qu’ils avaient vu la victoire qui était issue de l’angoisse. Oh ! Dieu.

Je ne suis pas en train de réprimander cette église. Je ne suis pas en train d’essayer de jeter la pierre sur personne. Mais, ô Dieu, si Tu le fais pour quelqu’un, fais-le aussi pour moi. Je veux que mon cœur soit de nouveau brisé. Seigneur, je veux que Tu m’introduises dans Ton cœur, et je veux ressentir les blessures et les besoins de ce peuple, afin que, lorsque je me tiens sur cette chaire, je prêche Ta pensée et Ton cœur.

Voulez-vous vous lever ?

(David Wilkerson demande au groupe de louange de conduire l’assemblée dans un chant. L’assemblée entière entonne un chant très doux, et David Wilkerson chante aussi, d’une voix rauque mais avec des émotions profondes.)

Si vous êtes dans l’annexe, le Saint-Esprit est en train de vous parler. Descendez jusqu’à l’auditorium et rejoignez-nous ici. Ouvrez vos cœurs tandis que Dieu vous parle. Je ne sais pas ce qu’Il est en train de dire, mais Il est en train de vous parler. Vous avez besoin d’y répondre. Avancez vers le devant ici, et chantez une nouvelle fois, s’il vous plaît.

(L’assemblée entonne une deuxième fois le même chant.)

Néhémie, au chapitre 8. Il continue à parler. « Ils lisaient distinctement dans le livre de la loi de Dieu, et ils en donnaient le sens pour faire comprendre ce qu’ils avaient lu. Lorsqu’ils furent placés, on lut dans le livre de la loi de l’Eternel, leur Dieu, pendant un quart de la journée ; et pendant un autre quart ils confessèrent leurs péchés et se prosternèrent devant l’Eternel, leur Dieu. » (Néhémie 8 :8 ; 9 :3)

Mes amis, voilà le résultat de ce baptême d’angoisse. Maintenant Dieu s’occupe de toutes les familles d’Israël, Il a affaire avec les princes, les dirigeants, et « Néhémie, le gouverneur, Esdras, le sacrificateur et le scribe, et les Lévites qui enseignaient le peuple, dirent à tout le peuple : Ce jour est consacré à l’Eternel, votre Dieu ; ne soyez pas dans la désolation et dans les larmes ! Car tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la loi. » (Néhémie 8 : 9).

Voyez-vous, cela résulte du fait qu’un homme a pris sur lui le cœur de Dieu. Ce résultat est d’avoir la joie ultime de voir Dieu accomplir Sa Parole et Ses promesses d’alliance dans votre vie. Rien de la chair ne vous donnera la joie – peu m’importent la somme d’argent, le nouveau genre de nouvelle maison que je peux avoir, il n’y absolument rien, rien matériellement, qui peut vous donner la joie. Cette joie ne vient que lorsque c’est le Saint-Esprit qui l’accomplit quand vous obéissez et prenez sur vous Son cœur. Il vous donne alors de connaître Sa voix, cette connaissance instantanée venant du fait que vous L’avez entendu vous dire : « Voici le chemin, marchez-y. » Et alors vient la merveilleuse joie de voir Dieu répondre à vos prières et construire une muraille autour de votre famille, construire les murs autour de votre propre cœur et vous rendre fort et imprenable devant l’ennemi. Dieu a accompli ce que nous avons désiré.

Ah, pourriez-vous lever les mains ?

Référence : A Call to Anguish, message prêché par David Wilkerson le 15 septembre 2002, dans son église Times Square Church, à New York, aux Etats-Unis.

Notes :

1. Un célèbre joueur de basket aux Etats-Unis, à l’époque, qui mourut par overdose.